Industrie très jeune mais en pleine ascension : L’écosystème des crypto-monnaie, un monde neutre pour tous, y compris le Burundi

Le Bitcoin, souvent qualifié d’or numérique, continue de faire la une des actualités par sa capacité à redéfinir les dynamiques économiques mondiales. Sa progression constante suscite un intérêt croissant, non seulement parmi les investisseurs, mais aussi au sein des gouvernements et des institutions financières. Dans un contexte où le Burundi n’a pas une cadre règlementaire et maintient une interdiction stricte sur l’utilisation des crypto-monnaies. Pourtant d’autres pays, qui sont de la même position, la question qui se pose, faut-il continuer sur cette voie ou envisager une révision stratégique pour bénéficier des opportunités offertes par cette révolution numérique ? Cet article de notre collègue Clément Havyarimana propose une analyse approfondie des dynamiques actuelles autour du Bitcoin, divers avantages potentiels qu’il pourrait offrir à l’économie Burundaise et des précautions nécessaires pour maximiser les risques liés à son adoption. Une montée étonnante du Bitcoin en 2024 Lorsqu’on qualifie le Bitcoin d’« or numérique » et de “réserve de valeur”, il est difficile de nier cette réalité, tant les événements récents le démontrent clairement. il s’agit d’une ascension spectaculaire dont les investisseurs et les institutions pourraient largement profiter. Selon CoinMarketCap, sa valeur a augmenté de plus de 40 % au cours des dernières semaines, une performance qui reflète à la fois l’intérêt croissant pour les cryptomonnaies et leur rôle en tant que crypto actif. Les experts expliquent cette montée fulgurante par plusieurs facteurs. “Le Bitcoin est désormais perçu comme une protection contre l’inflation dans de nombreuses économies en difficulté,” affirme Marion Laboure, analyste senior à Deutsche Bank. De plus, l’adoption institutionnelle croissante et l’entrée de grandes entreprises dans l’écosystème crypto renforcent sa crédibilité. Quelles leçons pour le Burundi ? Pour le Burundi, où l’inflation et la faiblesse du franc burundais continuent de peser sur le pouvoir d’achat, les cryptomonnaies pourraient représenter une solution pour répartir son argent dans différentes options afin de limiter les risques et augmenter les chances de le faire fructifier et renforcer l’économie numérique. “Dans les pays en développement, le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies ne sont pas seulement un investissement, mais un outil pour contourner les obstacles liés à l’accès aux devises étrangères,” souligne Henri-Louis Vedie dans une étude sur le crypto en Afrique. L’interdiction actuelle des cryptomonnaies par la Banque de la République du Burundi (BRB) prive cependant le pays de telles opportunités. Crypto-monnaie : opportunités et imperfections Nous savons tous que rien n’est parfait. Les cryptomonnaies, elles aussi, ne sont pas épargnées de cette réalité. Les critiques des cryptomonnaies évoquent souvent leur volatilité et leur utilisation possible à des fins frauduleuses. Cependant, des solutions existent pour minimiser ces risques. Une régulation claire, combinée à une campagne éducative nationale, pourrait permettre au Burundi de bénéficier des avantages des cryptomonnaies tout en protégeant ses citoyens. “L’éducation et la réglementation sont les clés pour transformer les cryptomonnaies d’un danger potentiel en une opportunité économique,” estime David Gerard, auteur du livre Attack of the 50 Foot Blockchain. Les études montrent aussi que les pays ou les crypto-monnaies sont encore à l’état embryonnaire, il serait plus judicieux de commencer par encourager l’usage des stablecoins. Ces cryptomonnaies dont la valeur est adossée à des actifs stables comme le dollar, réduisent les risques de volatilité tout en facilitant les transactions internationale et l’inclusion financières Advaxe NDAYISENGAAdvaxe Ndayisenga is a Burundian senior Web and Software Developer with a Bachelor’s degree in Computer Science from East African Leadership Institute. With over five years of experience in web and software development, he specializes in WordPress, Prestashop, social media marketing, and SEO audits. He is the Director and Business Development Manager at LA TECH BURUNDI COMPANY, where he also works as a Fullstack Developer. Additionally, he served as a Fullstack Developer at Media Box Burundi S.A, where he focused on developing software for government and NGO clients. A seasoned Networking Manager and social media marketing specialist, he contributes to the field as a trainer, speaker, and event organizer at Students for Liberty as a Local Coordinator, and as a representative for Great Lakes Marketing and Communication (MARCOM). As a UPG Sustainability Legacy Ambassador, he graduated as a UPG Leader in 2022 and a UPG Biashara Entrepreneur in 2023, actively promoting liberty, love, and sustainability within the community. He continues his education at Atlas Network Academy, Lurn, and FutureLearn, where he has developed strong skills in managing emotions, fear, and leading projects effectively. He has enhanced his expertise through various platforms including Developpez.com, SoloLearn, OpenClassrooms, Microverse, and British Council, gaining valuable experience in group work, time management, online course facilitation, and creating creative and responsive web content. Fluent in Kirundi (mother tongue), English, French, and Kiswahili, he brings a multilingual perspective to his work. www.latechburundi.org
Cryptomonnaies : Entre opportunités et défis pour les économies émergentes

En 2019, la Banque de la République du Burundi (BRB) a interdit l’usage des cryptomonnaies, évoquant les risques liés aux fraudes et le manque de contrôle sur les transactions. Pourtant, ce sujet continue de diviser l’opinion publique et les décideurs. À l’heures où les monnaies numériques jouent un rôle très important dans l’économie mondiale, la question de leur rôle au Burundi mérite une réflexion approfondie. Analyse et réflexion de notre rédacteur Clément Havyarimana Malgré que les crypto monnaies représentent une alternative accessible et innovante au système financier traditionnel, elles continuent de diviser l’opinion publique. Dun côté, certains les considèrent comme l’avenir de la finance, promettant liberté et inclusion économique. De l’autre, elles sont perçues par certains comme un terrain propice aux fraudes et à l’instabilité. Résumons les multiples facettes de cet univers en pleine expansion : Les défis posés par les cryptomonnaies : D’abord, la plupart des personnes qui sont contre l’émergence des cryptomonnaies argumente leurs opinions en disant qu’il y a l’absence de régulation et risques d’arnaque, Le manque de cadre règlementaire expose les utilisateurs à des systèmes frauduleux tels que les pyramides de Ponzi et d’autres, qui sont déjà un problème dans plusieurs pays. Sans protection légale, les victimes de ces escroqueries ont peu de recours. Ensuite, pour ce qui est de la fameuse volatilité des monnaies numériques, si les stablecoins offrent une certaine stabilité, d’autres cryptomonnaies comme le Bitcoin sont extrêmement volatiles. Cette instabilité pourrait entrainer des pertes financières pour les utilisateurs mal informés ou imprudents. Enfin, leur forte volatilité et l’absence de cadre réglementaires clairs, les cryptomonnaies sont confrontées à de nombreux autres défis fréquemment évoqués. Cependant, ces deux aspects restent parmi les plus significatifs, mais le plus important c’est que les cryptos représentent une alternative accessible et innovante. De plus, malgré ces obstacles, il est important de souligner que les cryptomonnaies présentent également des avantages indéniables qui méritent d’être explorés. Les avantages des cryptomonnaies Les cryptomonnaies, qui utilisent des technologies décentralisées comme la blockchain, promettent des avantages considérables dans les pays en développement, notamment en Afrique. Au Burundi, où l’accès aux services bancaires est limité pour une grande partie de la population, ces monnaies numériques offriraient une alternative accessible et innovante. En effet, pour les Burundais qui ne possèdent pas de comptes bancaires, les cryptomonnaies permettraient d’accéder aux services financiers par un simple téléphone connecté, ouvrant ainsi la voie à une inclusion financière plus large. Avec une monnaie numérique, chacun pourrait facilement envoyer ou recevoir de l’argent, payer des biens et des services sans avoir recours aux banques. Des transferts d’argent rapides grâces au cryptomonnaies Outre leur potentiel pour l’inclusion financière, les cryptomonnaies peuvent réduire significativement les coûts de transfert d’argent, notamment pour la diaspora burundaise qui envoie des fonds à leurs proches. Les frais des services classiques, souvent onéreux, sont presque éliminés grâce aux transactions en cryptomonnaies, qui se font de façon en peu de temps et à coût réduit. Un bouclier contre l’inflation et la dévaluation Dans un contexte d’inflation et de dévaluation du franc burundais, les cryptomonnaies représentent également une option pour préserver la valeur de ses économies. Bien que ces monnaies soient parfois volatiles, certaines, appelées stablecoins, sont adossées à des monnaies fortes comme le dollar, permettant ainsi aux utilisateurs de protéger leur pouvoir d’achat contre l’inflation locale. Avec un tel système, les Burundais pourraient avoir accès à une réserve de valeur stable sans dépendre des fluctuations de la monnaie nationale. L’absence de réglementation, une occasion parfaite pour les arnaques Cependant, les défis restent nombreux. En premier lieu, le manque de cadre réglementaire clair expose les utilisateurs aux arnaques. Des systèmes frauduleux comme les pyramides de Ponzi, déjà courants dans d’autres pays africains, pourraient facilement piéger les utilisateurs peu informés. La réglementation actuelle de la BRB, en interdisant purement et simplement les cryptomonnaies, limite les options de protection pour les utilisateurs en cas de litige et restreint l’adoption d’un usage sûr et contrôlé des cryptomonnaies. Les limites techniques et les risques de volatilité À ces risques de fraude s’ajoute la volatilité de certaines cryptomonnaies, comme le bitcoin, dont la valeur peut varier fortement en peu de temps. Les stablecoins offrent une certaine sécurité, mais ils sont moins populaires que les monnaies plus volatiles et ne sont pas forcément accessibles ou bien compris par le public burundais. Par ailleurs, le manque de technologies modernes et de connexion Internet de qualité est un frein important. Dans un environnement où la majorité des connexions sont faibles, l’usage des cryptomonnaies reste difficilement envisageable à grande échelle, notamment en milieu rural. De qui s’inspirer ? Selon l’étude menée par le centre Ciper consulting sur l’état des lieux des cryptomonnaies au Burundi, les expériences du Kenya et du Nigeria montrent qu’il est possible de concevoir une régulation qui encourage l’innovation tout en limitant les risques. Par exemple, le Kenya a opté pour une régulation qui encadre les transactions sans les interdire, tandis que le Nigeria a lancé une monnaie numérique de banque central pour répondre à la demande croissante d’options numériques tout en contrôlant les risques même si cette monnaie ne garantit pas la liberté comme des cryptomonnaies. Pour le Burundi, une approche combinant liberté d’innovation et protection des utilisateurs pourrait permettre de profiter des cryptomonnaies de manière sécurisée. Encourager l’usage des stablecoins, par exemple, permettrait de réduire les risques de volatilité tout en répondant au besoin d’inclusion financière. En parallèle, un cadre éducatif pour sensibiliser la population aux risques et aux bonnes pratiques s’avère essentiel pour éviter les abus et renforcer la confiance. Bien que les cryptomonnaies représentent des défis notables, elles offrent une opportunité de modernisation pour l’économie burundaise et une solution alternative pour l’inclusion financière. Une introduction progressive des changements, inspirée des exemples africains, pourrait transformer ces défis en réelles opportunités de développement économique. En révisant sa politique actuelle, le Burundi pourrait bien s’ouvrir à un avenir numérique inclusif, pour le bénéfice de sa population. Advaxe NDAYISENGAAdvaxe Ndayisenga is a Burundian senior Web and Software Developer with a Bachelor’s degree in Computer Science from East African
Le développement du E-commerce au Burundi : opportunités et défis

Depuis quelques années, le Burundi voit émerger des plateformes locales de commerce électronique (e-commerce) et des plateformes de paiement en ligne, telles que Ihera Ryanje, la plus connue, ainsi que d’autres comme Esoko. Ces initiatives visent à dynamiser le e-commerce burundais. Cependant, cette nouvelle forme de commerce rencontre de nombreux obstacles au niveau local, bien que son importance soit indéniable face aux tendances mondiales et aux initiatives régionales comme la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF) pour le commerce transfrontalier. Un moment propice pour le E-commerce La question se pose : n’est-ce pas le moment idéal pour tirer davantage parti de cette nouvelle forme de commerce, au lieu de se concentrer uniquement sur le commerce transfrontalier physique ? En 2024, le taux de pénétration du e-commerce mondial est prévu à 29,9 %, tandis que, selon Statista, ce taux est attendu à seulement 4,1 % au Burundi. Ce chiffre relativement bas s’explique par l’absence quasi-totale de grands opérateurs locaux ou internationaux dans ce secteur. Analyse microéconomique et macroéconomique Sur le plan microéconomique, pour un petit commerçant, posséder une boutique en ligne peut sembler être une stratégie commerciale avantageuse. En effet, les produits ou services de ce commerçant sont ainsi exposés à une audience beaucoup plus large, augmentant les possibilités d’expansion sans nécessiter de ressources importantes. Sur le plan macroéconomique, si le e-commerce était adopté à grande échelle, il pourrait potentiellement dynamiser l’économie nationale. L’élargissement du marché intérieur grâce au e-commerce permettrait une meilleure circulation des biens et services, stimulant ainsi la croissance économique. Obstacles à l’adoption générale du E-commerce Plusieurs obstacles freinent l’adoption généralisée du e-commerce au Burundi. Parmi les plus significatifs, on note : – Faible connexion internet : La qualité et la disponibilité de la connexion internet restent limitées.– Taux de pénétration internet très faible : Peu de Burundais ont accès à Internet, ce qui réduit le nombre potentiel de clients en ligne.– Infrastructures inadéquates : Les infrastructures nécessaires au développement du e-commerce, telles que les réseaux de distribution et de logistique, sont insuffisantes.– Faible pouvoir d’achat : Le niveau de vie et le pouvoir d’achat des Burundais restent bas, limitant ainsi leur capacité à participer activement au commerce en ligne.– Accès limité aux devises internationales : Les investisseurs, producteurs et consommateurs ont souvent du mal à accéder aux devises nécessaires pour les transactions internationales. Suggestions pour booster le E-commerce au Burundi Pour surmonter ces obstacles, plusieurs actions peuvent être envisagées : 1. Amélioration des infrastructures numériques : Investir dans l’extension et l’amélioration de la couverture et de la qualité de l’internet.2. Renforcement du pouvoir d’achat : Mettre en œuvre des politiques économiques visant à augmenter le pouvoir d’achat des citoyens.3. Facilitation de l’accès aux devises : Simplifier les processus d’accès aux devises pour les transactions internationales.4. Incitations pour les opérateurs : Offrir des incitations fiscales et autres aux entreprises locales et internationales pour les encourager à investir dans le e-commerce au Burundi. Conclusion Le e-commerce représente une opportunité majeure pour l’économie burundaise. En surmontant les obstacles actuels, le Burundi pourrait non seulement stimuler son économie locale, mais aussi s’intégrer plus efficacement dans l’économie mondiale. Il est crucial que les décideurs politiques, les entrepreneurs et les acteurs du secteur collaborent pour créer un environnement propice au développement du e-commerce. Advaxe NDAYISENGAAdvaxe Ndayisenga is a Burundian senior Web and Software Developer with a Bachelor’s degree in Computer Science from East African Leadership Institute. With over five years of experience in web and software development, he specializes in WordPress, Prestashop, social media marketing, and SEO audits. He is the Director and Business Development Manager at LA TECH BURUNDI COMPANY, where he also works as a Fullstack Developer. Additionally, he served as a Fullstack Developer at Media Box Burundi S.A, where he focused on developing software for government and NGO clients. A seasoned Networking Manager and social media marketing specialist, he contributes to the field as a trainer, speaker, and event organizer at Students for Liberty as a Local Coordinator, and as a representative for Great Lakes Marketing and Communication (MARCOM). As a UPG Sustainability Legacy Ambassador, he graduated as a UPG Leader in 2022 and a UPG Biashara Entrepreneur in 2023, actively promoting liberty, love, and sustainability within the community. He continues his education at Atlas Network Academy, Lurn, and FutureLearn, where he has developed strong skills in managing emotions, fear, and leading projects effectively. He has enhanced his expertise through various platforms including Developpez.com, SoloLearn, OpenClassrooms, Microverse, and British Council, gaining valuable experience in group work, time management, online course facilitation, and creating creative and responsive web content. Fluent in Kirundi (mother tongue), English, French, and Kiswahili, he brings a multilingual perspective to his work. www.latechburundi.org
Naviguer vers l’avenir : L’entrepreneuriat digital comme moteur de croissance au Burundi

Exploration d’une voie innovante pour stimuler l’économie Depuis l’avènement de l’entrepreneuriat digital, une opportunité immense se présente au Burundi, un pays où cette forme d’entrepreneuriat demeure encore largement inexploitée. Malgré une chute de l’indice de liberté économique à 38,4 % cette année, selon l’Indice de Liberté Économique, comparé à 50,9 % en 2021 et 49,9 % en 2020 selon le rapport Doing Business, cette approche entrepreneuriale a le potentiel de briser les frontières traditionnelles et de dynamiser l’économie. Dans un pays confronté à un chômage persistant, avec un taux élevé de jeunes sans emploi, ne serait-il pas temps d’embrasser pleinement cette forme d’entrepreneuriat ? Opportunités et défis actuels Le gouvernement du Burundi a mis en place divers programmes pour remédier à la crise de l’emploi, mettant un accent particulier sur l’entrepreneuriat. En avril 2021, un décret présidentiel a mis en place Le Programme d’Autonomisation Économique et d’Emploi pour les Jeunes (PAEEJ). Jusqu’à présent, sur son site internet officiel, il est mentionné qu’il a déjà formé 9992 personnes et financé 2011 projets, ce qui est un exemple concret mais des chiffres qui montrent que le meilleur reste à faire, vu que le Burundi a une population d’environ 12 millions, dont 72 % ont moins de 35 ans, ce qui représente une population jeune. Malgré ces efforts, des défis subsistent, notamment le manque de ressources nécessaires pour les jeunes aspirants entrepreneurs. Lueur d’espoir dans l’ère numérique Cependant, l’émergence des technologies de l’information et de la communication offre une lueur d’espoir. Ces outils fournissent une plateforme permettant de faire des affaires en ligne, de toucher un large public sans les contraintes des déplacements physiques, et ce, avec des investissements relativement faibles par rapport aux modèles traditionnels. Ne serait-il pas judicieux pour les jeunes Burundais de saisir cette opportunité, rejoignant ainsi une tendance mondiale et répondant à une évolution sociétale ? Stimulation de l’économie par l’adoption de l’entrepreneuriat digital Au-delà de l’aspect individuel, l’adoption généralisée de l’entrepreneuriat digital pourrait également stimuler le secteur industriel. De nombreuses entreprises, dans divers secteurs, ont déjà adopté cette approche. Ne serait-il pas temps pour le gouvernement de lancer des programmes adaptés qui soutiennent cette transition ? Défis et solutions pour une transformation réussie Cependant, plusieurs défis se dressent sur la route de cette transformation. Pour que l’entrepreneuriat digital puisse réellement améliorer les performances macroéconomiques, il est impératif que le secteur public et privé coopèrent étroitement. Un climat des affaires favorable, des lois sur la propriété privée claires, des investissements dans les infrastructures telles que des connexions Internet à haut débit, une alimentation électrique fiable et abordable, ainsi que des programmes de formation appropriés sont essentiels. Seulement alors, cette forme d’entrepreneuriat pourrait devenir un catalyseur du développement économique. En conclusion, il est temps pour le Burundi de saisir cette opportunité unique offerte par l’entrepreneuriat digital. En surmontant les défis et en investissant dans les ressources nécessaires, le pays pourrait non seulement réduire le chômage, mais également stimuler sa croissance économique de manière significative. Advaxe NDAYISENGAAdvaxe Ndayisenga is a Burundian senior Web and Software Developer with a Bachelor’s degree in Computer Science from East African Leadership Institute. With over five years of experience in web and software development, he specializes in WordPress, Prestashop, social media marketing, and SEO audits. He is the Director and Business Development Manager at LA TECH BURUNDI COMPANY, where he also works as a Fullstack Developer. Additionally, he served as a Fullstack Developer at Media Box Burundi S.A, where he focused on developing software for government and NGO clients. A seasoned Networking Manager and social media marketing specialist, he contributes to the field as a trainer, speaker, and event organizer at Students for Liberty as a Local Coordinator, and as a representative for Great Lakes Marketing and Communication (MARCOM). As a UPG Sustainability Legacy Ambassador, he graduated as a UPG Leader in 2022 and a UPG Biashara Entrepreneur in 2023, actively promoting liberty, love, and sustainability within the community. He continues his education at Atlas Network Academy, Lurn, and FutureLearn, where he has developed strong skills in managing emotions, fear, and leading projects effectively. He has enhanced his expertise through various platforms including Developpez.com, SoloLearn, OpenClassrooms, Microverse, and British Council, gaining valuable experience in group work, time management, online course facilitation, and creating creative and responsive web content. Fluent in Kirundi (mother tongue), English, French, and Kiswahili, he brings a multilingual perspective to his work. www.latechburundi.org
Fracture numérique entre hommes et femmes au Burundi : analyse et propositions de solutions.

Dans notre société contemporaine, où les compétences numériques sont devenues indispensables, que l’on vive en milieu urbain ou rural, il est crucial que chacun ait accès aux moyens nécessaires pour les acquérir. Selon les estimations de la Société financière internationale (IFC), d’ici 2030, 230 millions d’emplois en Afrique subsaharienne exigeront des compétences numériques, et près de 65 % des emplois créés dans les entreprises africaines nécessiteront au minimum des compétences numériques de base. Malgré l’importance croissante de la maîtrise du numérique pour la communication, la recherche d’opportunités professionnelles, l’accès à des bourses d’études, le développement des affaires et la connectivité mondiale, la fracture numérique persiste. Au Burundi et dans de nombreux autres pays africains, l’acquisition de ces compétences tend à être un privilège. Même parmi ceux qui ont accès à ces ressources, une disparité subsiste entre les sexes. Selon une étude de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), les femmes des pays en développement, tels que le Burundi, ont 8 % de chances en moins de posséder un téléphone par rapport aux hommes, et cette disparité atteint 21 % dans l’utilisation d’internet sur mobile. Cette inégalité découle de divers facteurs, notamment des stéréotypes discriminatoires, le manque de moyens financiers, car de nombreuses femmes ne sont pas financièrement indépendantes, ainsi que le manque de formation dans le domaine du numérique. Sans la contribution des femmes, qui représentent une part importante de la population burundaise, l’économie du Burundi risque d’être sérieusement impactée. En ce mois de mars 2024, dédié aux femmes et aux filles, le monde célèbre les progrès réalisés dans la réduction des inégalités hommes-femmes. Toutefois, dans certains secteurs comme le numérique, cet objectif semble encore loin d’être atteint. C’est pourquoi, chez Freeti, nous sommes conscients et convaincus que les filles ont besoin d’un soutien renforcé pour surmonter les défis socio-économiques et les stéréotypes qui limitent leur accès aux outils numériques et aux compétences essentielles au quotidien. Après tout, internet est un bien commun accessible à tous. Et ce qui donne l’espoir c’est que lors de la célébration de la journée internationale des filles dans les TICs, madame la ministre des télécommunications et des médias Leocadie Ndacayisaba avait promis qu’une attention particulière sera accordée à la réduction de la fracture numérique, en veillant à ce que les communautés rurales du Burundi, les femmes et les filles, ainsi que les groupes vulnérables, qui sont actuellement confrontés à des obstacles plus importants à l’accès aux TIC, soient connectés. Mais ce qui est loin d’être facile pour remédier à ça. D’où Freeti propose quelques suggestions : Il faudra Encourager des partenariats public-privé : Il est essentiel que le gouvernement facilite les collaborations entre les entreprises privées et les institutions publiques pour mettre en place des programmes de formation aux compétences numériques, en mettant un accent particulier sur l’inclusion des femmes et des filles. Ces collaborations peuvent être soutenues par des incitations fiscales pour les entreprises qui s’engagent dans de telles initiatives. Enfin, qu’il ait la création d’incitations pour les entreprises : Le gouvernement devrait également envisager d’offrir des incitations financières ou des subventions aux entreprises qui adoptent des politiques internes visant à garantir un accès équitable aux compétences numériques, en particulier pour les femmes. Cela pourrait inclure des crédits d’impôt pour les dépenses liées à la formation numérique ou des subventions pour l’achat d’équipements informatiques destinés à soutenir ces programmes de formation. Advaxe NDAYISENGAAdvaxe Ndayisenga is a Burundian senior Web and Software Developer with a Bachelor’s degree in Computer Science from East African Leadership Institute. With over five years of experience in web and software development, he specializes in WordPress, Prestashop, social media marketing, and SEO audits. He is the Director and Business Development Manager at LA TECH BURUNDI COMPANY, where he also works as a Fullstack Developer. Additionally, he served as a Fullstack Developer at Media Box Burundi S.A, where he focused on developing software for government and NGO clients. 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Trezor Academy Burundi: Navigating the bitcoin landscape through enlightening meetups

In the heart of Bujumbura at Hotel Martha, Trezor Academy Burundi orchestrated a series of dynamic sessions on October 28th, November 4th, and November 11th. This marked the commencement of a transformative initiative – the Trezor Academy program. These weekly gatherings became a vibrant hub for young Burundians, engaging them in profound discussions about the present and future landscape of financial systems.
Quand le quasi-monopole étouffe le secteur des télécommunications au Burundi

L’absence de concurrence dans le secteur a conduit à une situation où la qualité des services est médiocre, sans alternatives. Pratiquement tout le secteur est dominé par un seul opérateur, créant ainsi un quasi-monopole. Cette concentration du pouvoir a des conséquences négatives sur la qualité et l’accessibilité des services de télécommunications.